Prise en charge des colectomies droites à l’ère de la récupération améliorée après chirurgie (RAAC) : quel est l’impact de la maladie de Crohn par rapport au cancer colorectal ? : Étude rétrospective de 101 cas : thèse présentée pour le diplôme d'État de docteur en médecine : diplôme d'État : mention D.E.S. chirurgie viscérale et digestive
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Liu, David
Directeur(s) : Romain, Benoît
Président du jury : Brigand, Cécile
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg, Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2024
Résumé(s) : Introduction : Les protocoles de récupération améliorée après chirurgie colorectale (RAAC) décrits à l’aube du XXIème siècle sont aujourd’hui largement reconnus. Ils ont permis une réduction de la durée d’hospitalisation ainsi qu’une diminution du taux de morbidité postopératoire. Ces protocoles ont été mis en place et testés sur de grandes cohortes comprenant principalement des patients atteints de cancer. Ils sont tout de même largement appliqués quelle que soit l’étiologie motivant la chirurgie. Les cancers colorectaux et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont deux entités pathologiques distinctes partageant tout de même des modifications physiologiques communes tels que la dénutrition ou la perte pondérale. Cependant la chirurgie pour maladie de Crohn est considérée comme plus grande pourvoyeuse de complications. Il s’agit d’évaluer le rôle de l’étiologie sur les suites opératoires et l’application des protocoles de RAAC ainsi que d’objectiver l’importance de l’application de ces protocoles sur les suites opératoires. Méthodes : il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective monocentrique intégrant les patients opérés d’une colectomie droite oncologique ou d’une résection iléocolique pour maladie de Crohn entre janvier 2019 et avril 2024. Les patients ayant un geste complémentaire au cours de l’intervention étaient exclus. Les données quantitatives ont été analysées selon un test-T de Fisher ou un test-U de Wilcoxon et les données qualitatives par un test du chi-deux (χ2) de Pearson. Résultats : parmi les 225 personnes opérées d’une colectomie droite oncologique ou d’une résection iléocæcale, 101 ont rempli les critères d’inclusion. Bien que les patients opérés pour une maladie de Crohn étaient plus jeunes (âge médian 33 ans vs. 71 ans, p inférieur à 0.001) et moins comorbides (index de Charlson médian 0.00 vs. 1.00, p = 0.004), les suites opératoires ne diffèrent pas et les critères de protocole RAAC sont appliqués de façon similaire. Lorsque les patients ne complètent que peu de critères de RAAC pré- et peropératoires (inferieur à 6 critères), ils présentent cependant une reprise du transit plus tardive (2 vs. 1 jour, p = 0.021), un dosage de la CRP à J4 plus élevé (93 vs. 64 mg/L, p = 0.016) ainsi qu’une durée d’hospitalisation plus longue (8.0 vs. 6.0 jours, p = 0.046) que les patients avec une meilleure adhésion à ces protocoles (≥ 6 critères). Conclusion : ainsi l’application de protocoles de réhabilitation standardisés pour la chirurgie de la maladie de Crohn permet l’obtention de résultats similaires à la chirurgie oncologique. Cependant, l’application rigoureuse et l’adhésion aux protocoles de RAAC est essentielle pour permettre une récupération fonctionnelle accélérée ainsi qu’une diminution de la durée d’hospitalisation des patients
Discipline : Médecine (chirurgie viscérale et digestive)
Directeur(s) : Romain, Benoît
Président du jury : Brigand, Cécile
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg, Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2024
Résumé(s) : Introduction : Les protocoles de récupération améliorée après chirurgie colorectale (RAAC) décrits à l’aube du XXIème siècle sont aujourd’hui largement reconnus. Ils ont permis une réduction de la durée d’hospitalisation ainsi qu’une diminution du taux de morbidité postopératoire. Ces protocoles ont été mis en place et testés sur de grandes cohortes comprenant principalement des patients atteints de cancer. Ils sont tout de même largement appliqués quelle que soit l’étiologie motivant la chirurgie. Les cancers colorectaux et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont deux entités pathologiques distinctes partageant tout de même des modifications physiologiques communes tels que la dénutrition ou la perte pondérale. Cependant la chirurgie pour maladie de Crohn est considérée comme plus grande pourvoyeuse de complications. Il s’agit d’évaluer le rôle de l’étiologie sur les suites opératoires et l’application des protocoles de RAAC ainsi que d’objectiver l’importance de l’application de ces protocoles sur les suites opératoires. Méthodes : il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective monocentrique intégrant les patients opérés d’une colectomie droite oncologique ou d’une résection iléocolique pour maladie de Crohn entre janvier 2019 et avril 2024. Les patients ayant un geste complémentaire au cours de l’intervention étaient exclus. Les données quantitatives ont été analysées selon un test-T de Fisher ou un test-U de Wilcoxon et les données qualitatives par un test du chi-deux (χ2) de Pearson. Résultats : parmi les 225 personnes opérées d’une colectomie droite oncologique ou d’une résection iléocæcale, 101 ont rempli les critères d’inclusion. Bien que les patients opérés pour une maladie de Crohn étaient plus jeunes (âge médian 33 ans vs. 71 ans, p inférieur à 0.001) et moins comorbides (index de Charlson médian 0.00 vs. 1.00, p = 0.004), les suites opératoires ne diffèrent pas et les critères de protocole RAAC sont appliqués de façon similaire. Lorsque les patients ne complètent que peu de critères de RAAC pré- et peropératoires (inferieur à 6 critères), ils présentent cependant une reprise du transit plus tardive (2 vs. 1 jour, p = 0.021), un dosage de la CRP à J4 plus élevé (93 vs. 64 mg/L, p = 0.016) ainsi qu’une durée d’hospitalisation plus longue (8.0 vs. 6.0 jours, p = 0.046) que les patients avec une meilleure adhésion à ces protocoles (≥ 6 critères). Conclusion : ainsi l’application de protocoles de réhabilitation standardisés pour la chirurgie de la maladie de Crohn permet l’obtention de résultats similaires à la chirurgie oncologique. Cependant, l’application rigoureuse et l’adhésion aux protocoles de RAAC est essentielle pour permettre une récupération fonctionnelle accélérée ainsi qu’une diminution de la durée d’hospitalisation des patients
Discipline : Médecine (chirurgie viscérale et digestive)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Colectomie
- Chirurgie colorectale
- Maladie de Crohn
- Récupération améliorée après chirurgie
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : Document PDF
Source(s) :
Format : Document PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/282248501
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-376631
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-376631
Type de ressource : Ressource documentaire
