Place de la promontofixation avec pose systématique d’une double prothèse par voie laparoscopique dans la prévention de survenue secondaire d’une rectocèle : évaluation anatomique et fonctionnelle : à propos d’une série monocentrique strasbourgeoise de 41 patientes : thèse présentée pour le diplôme d'État de docteur en médecine : diplôme d'État D.E.S. chirurgie urologique
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Droits : Accès réservé aux membres de l'Université de Strasbourg sur authentification
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Auteur(s) : Maillard, Charles
Directeur(s) : Tricard, Thibault
Président du jury : Saussine, Christian
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Le prolapsus génital est une affection fonctionnelle fréquente et invalidante chez la femme, touchant environ 32% des patientes de plus de 70 ans en France. Chez celles opérées par promontofixation avec pose isolée d’une prothèse antérieure pour un prolapsus uro-génital isolé de l’étage antérieur et/ou moyen, près de 30% développent une rectocèle dans les cinq années suivant l’intervention. Cette étude a pour objectif d’évaluer les bénéfices anatomiques et fonctionnels de la double promontofixation dans la prise en charge des prolapsus génitaux antérieurs ou apicaux, en vue de prévenir l’apparition secondaire d’une rectocèle. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et monocentrique française portant sur 41 patientes ayant bénéficié d’une DPL entre 2000 et 2019, avec un recul post-opératoire d’au moins 5 ans. La réévaluation clinique des patientes a été réalisée à l’aide d’un interrogatoire approfondi, complété par des auto-questionnaires (MHU, PFIQ-7, I-QOL, UDI-6, USP) et un examen physique. L’objectif principal était d’évaluer les résultats anatomiques du compartiment postérieur à distance d’une DPL avec mise en place préventive d’une prothèse postérieure. Les objectifs secondaires incluaient l’évaluation de l’impact fonctionnel de la DPL sur la qualité de vie globale et spécifique (urinaire et digestive), les résultats anatomiques des étages antérieur et moyen à distance de la DPL ainsi que les complications per- et post-opératoires précoces (inférieur à 1 mois) ou tardives, analysées selon la classification de Clavien-Dindo. Résultats : Avec un recul moyen de 11,2 ans, le taux de succès anatomique (absence de rectocèle stade supérieur 2 selon Baden-Walker) atteint 97%. Sur le plan fonctionnel, les troubles urinaires et digestifs sont peu fréquents, comme en témoignent les faibles scores de qualité de vie : MHU (2,75/28), I-QOL (104/110), PFIQ-7 (11/300), UDI-6 (2,6/18). À long terme (recul inférieur 5 ans), seules 9% (4/41) présentent une gêne ano-rectale persistante, contre 39% (16/41) en post-opératoire précoce (inférieur à 3 mois), témoignant d’une amélioration des symptômes anorectaux avec le temps. Concernant le compartiment antérieur, 65% (27/41) présentent une cystocèle de grade 1 et 25% (10/41) de grade 2 selon Baden-Walker (BW). La majorité des patientes (75%) se déclarent satisfaites de l’intervention, notamment pour la correction du prolapsus et la disparition de la pesanteur pelvienne. Aucune complication grave (Clavien-Dindo ≥ 3) n’a été observée. Discussion : L’indication d’une prothèse postérieure préventive lors d’une DPL pour prolapsus intérieur et/ou apical reste controversée en l’absence de rectocèle clinique ou symptomatique. Les recommandations actuelles (HAS 2021) ne la soutiennent pas, en l’absence de données scientifiques robustes. Cependant, les résultats de notre étude montrent que la mise en place d’une prothèse postérieure semble prévenir l’apparition ou l’aggravation d’une rectocèle pré-existante (de grade BW inférieur à 1) dans 95% des cas. Au-delà de l’efficacité anatomique, ces résultats suggèrent également une restauration fonctionnelle durable, avec un impact limité sur la qualité de vie globale et spécifique (urinaire et digestive)
Discipline : Médecine (chirurgie urologique)
Directeur(s) : Tricard, Thibault
Président du jury : Saussine, Christian
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Le prolapsus génital est une affection fonctionnelle fréquente et invalidante chez la femme, touchant environ 32% des patientes de plus de 70 ans en France. Chez celles opérées par promontofixation avec pose isolée d’une prothèse antérieure pour un prolapsus uro-génital isolé de l’étage antérieur et/ou moyen, près de 30% développent une rectocèle dans les cinq années suivant l’intervention. Cette étude a pour objectif d’évaluer les bénéfices anatomiques et fonctionnels de la double promontofixation dans la prise en charge des prolapsus génitaux antérieurs ou apicaux, en vue de prévenir l’apparition secondaire d’une rectocèle. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et monocentrique française portant sur 41 patientes ayant bénéficié d’une DPL entre 2000 et 2019, avec un recul post-opératoire d’au moins 5 ans. La réévaluation clinique des patientes a été réalisée à l’aide d’un interrogatoire approfondi, complété par des auto-questionnaires (MHU, PFIQ-7, I-QOL, UDI-6, USP) et un examen physique. L’objectif principal était d’évaluer les résultats anatomiques du compartiment postérieur à distance d’une DPL avec mise en place préventive d’une prothèse postérieure. Les objectifs secondaires incluaient l’évaluation de l’impact fonctionnel de la DPL sur la qualité de vie globale et spécifique (urinaire et digestive), les résultats anatomiques des étages antérieur et moyen à distance de la DPL ainsi que les complications per- et post-opératoires précoces (inférieur à 1 mois) ou tardives, analysées selon la classification de Clavien-Dindo. Résultats : Avec un recul moyen de 11,2 ans, le taux de succès anatomique (absence de rectocèle stade supérieur 2 selon Baden-Walker) atteint 97%. Sur le plan fonctionnel, les troubles urinaires et digestifs sont peu fréquents, comme en témoignent les faibles scores de qualité de vie : MHU (2,75/28), I-QOL (104/110), PFIQ-7 (11/300), UDI-6 (2,6/18). À long terme (recul inférieur 5 ans), seules 9% (4/41) présentent une gêne ano-rectale persistante, contre 39% (16/41) en post-opératoire précoce (inférieur à 3 mois), témoignant d’une amélioration des symptômes anorectaux avec le temps. Concernant le compartiment antérieur, 65% (27/41) présentent une cystocèle de grade 1 et 25% (10/41) de grade 2 selon Baden-Walker (BW). La majorité des patientes (75%) se déclarent satisfaites de l’intervention, notamment pour la correction du prolapsus et la disparition de la pesanteur pelvienne. Aucune complication grave (Clavien-Dindo ≥ 3) n’a été observée. Discussion : L’indication d’une prothèse postérieure préventive lors d’une DPL pour prolapsus intérieur et/ou apical reste controversée en l’absence de rectocèle clinique ou symptomatique. Les recommandations actuelles (HAS 2021) ne la soutiennent pas, en l’absence de données scientifiques robustes. Cependant, les résultats de notre étude montrent que la mise en place d’une prothèse postérieure semble prévenir l’apparition ou l’aggravation d’une rectocèle pré-existante (de grade BW inférieur à 1) dans 95% des cas. Au-delà de l’efficacité anatomique, ces résultats suggèrent également une restauration fonctionnelle durable, avec un impact limité sur la qualité de vie globale et spécifique (urinaire et digestive)
Discipline : Médecine (chirurgie urologique)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Promontofixation
- Prothèses et implants
- Rectocèle
- chirurgie
- Prolapsus d'organe pelvien
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/29114392X
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-395293
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-395293
Type de ressource : Ressource documentaire