Diagnostic des arboviroses (dengue, chikungunya et zika) en pédiatrie aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (2014-2025) : etat des lieux des habitudes, des prescriptions et connaissances des pathologies : thèse présentée pour le diplôme d'Etat de docteur en médecine : diplôme d'Etat mention pédiatrie
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Ferreira, Lorraine
Directeur(s) : Velay, Aurélie, Girardin, Marie-Laure
Président du jury : Hansmann, Yves
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction et objectif : Aujourd’hui, les arbovirus sont devenus un problème majeur de santé publique en France du fait notamment de la présence de vecteurs comme le moustique tigre (Aedes albopictus) sur une large partie de notre territoire. Les données concernant les manifestations pédiatriques restent limitées, contribuant probablement à un sous-diagnostique dans cette population de patients. Nous avons évalué le diagnostic des infections par les virus de la dengue (DENV), chikungunya (CHIKV) et zika (ZIKV) en pédiatrie sur 10 ans. Patients et méthodes : Les patients inclus étaient des enfants jusqu’à leur seize ans inclus, consultant en retour de voyage. Ce travail s’est articulé en trois volets comprenant une analyse rétrospective de l’activité diagnostique des arboviroses en pédiatrie, une analyse rétrospective des enfants ayant consulté en retour de voyage avec une recherche de paludisme négative et un re-test à postériori pour les arboviroses lorsqu’elles n’avaient pas été recherchées en première intention. Enfin, un état des lieux des connaissances et des pratiques actuelles des professionnels de santé a été réalisé à travers un questionnaire. Résultats : Entre 2014 et 2024, 56 patients ont été testés pour les arboviroses (DENV, CHIKV, ZIKV) en 1ère intention. Ce nombre de prescription à largement augmenté en 2023 (n= 9) et 2024 (n=17) comparativement aux années précédentes. Ces analyses ont permis de diagnostiquer 5 infections par le DENV (n=1 en 2015, n=1 en 2020 et n=3 en 2024), toutes étaient importées. Sur les 58 prélèvements réalisés, pour seulement 26 (44,8 %) d’entre eux les analyses prescrites étaient adaptées à la date d’apparition des symptômes. Dans un second temps, les prélèvements des 215 patients ayant consulté pour en retour de voyage et ayant une recherche de paludisme négative entre 2014 et juin 2025 ont été analysés. Seuls 12,1 % (n=26) avaient bénéficié d’une recherché d’arbovirose associé permettant 2 diagnostics de dengue (2015 et 2024). Parmi les 26 ayant bénéficié d’une recherche d’arbovirose, 38,5 % (10/26) des analyses étaient adaptées au délai d’apparition des symptômes. Pour tous les prélèvements des patients des années 2024 et 2025, qui n’avaient bénéficié que de la recherche de paludisme sans recherche d’arbovirose associée, les analyses ont pu être réalisées sur fond de tube par le laboratoire de virologie des HUS. Cette analyse rétrospective a permis de révéler 4 (19%) cas probables et une infection confirmée par le DENV. Le 3ème volet de cette étude était un questionnaire d’évaluation des connaissances, attitudes et pratiques des professionnels de santé. Les connaissances globales étaient satisfaisantes avec un taux de réponse correctes entre 80 % et 92 % selon les questions. Les pratiques étaient cependant plus hétérogène avec seulement 76 % des répondants qui citaient la déclaration obligatoire et 16 % qui préconisaient une hospitalisation systématique et un traitement spécifique. Conclusion : Ces résultats montrent un sous-diagnostic des arbovirus en pédiatrie. Lorsque les test diagnostiques sont réalisés, ils sont souvent inadaptés à la date d’apparition des symptômes. Ces résultats soulignent le besoin urgent de promouvoir la recherche sur les arboviroses en pédiatrie afin d’établir des recommandations claires pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients
Discipline : Médecine (pédiatrie)
Directeur(s) : Velay, Aurélie, Girardin, Marie-Laure
Président du jury : Hansmann, Yves
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction et objectif : Aujourd’hui, les arbovirus sont devenus un problème majeur de santé publique en France du fait notamment de la présence de vecteurs comme le moustique tigre (Aedes albopictus) sur une large partie de notre territoire. Les données concernant les manifestations pédiatriques restent limitées, contribuant probablement à un sous-diagnostique dans cette population de patients. Nous avons évalué le diagnostic des infections par les virus de la dengue (DENV), chikungunya (CHIKV) et zika (ZIKV) en pédiatrie sur 10 ans. Patients et méthodes : Les patients inclus étaient des enfants jusqu’à leur seize ans inclus, consultant en retour de voyage. Ce travail s’est articulé en trois volets comprenant une analyse rétrospective de l’activité diagnostique des arboviroses en pédiatrie, une analyse rétrospective des enfants ayant consulté en retour de voyage avec une recherche de paludisme négative et un re-test à postériori pour les arboviroses lorsqu’elles n’avaient pas été recherchées en première intention. Enfin, un état des lieux des connaissances et des pratiques actuelles des professionnels de santé a été réalisé à travers un questionnaire. Résultats : Entre 2014 et 2024, 56 patients ont été testés pour les arboviroses (DENV, CHIKV, ZIKV) en 1ère intention. Ce nombre de prescription à largement augmenté en 2023 (n= 9) et 2024 (n=17) comparativement aux années précédentes. Ces analyses ont permis de diagnostiquer 5 infections par le DENV (n=1 en 2015, n=1 en 2020 et n=3 en 2024), toutes étaient importées. Sur les 58 prélèvements réalisés, pour seulement 26 (44,8 %) d’entre eux les analyses prescrites étaient adaptées à la date d’apparition des symptômes. Dans un second temps, les prélèvements des 215 patients ayant consulté pour en retour de voyage et ayant une recherche de paludisme négative entre 2014 et juin 2025 ont été analysés. Seuls 12,1 % (n=26) avaient bénéficié d’une recherché d’arbovirose associé permettant 2 diagnostics de dengue (2015 et 2024). Parmi les 26 ayant bénéficié d’une recherche d’arbovirose, 38,5 % (10/26) des analyses étaient adaptées au délai d’apparition des symptômes. Pour tous les prélèvements des patients des années 2024 et 2025, qui n’avaient bénéficié que de la recherche de paludisme sans recherche d’arbovirose associée, les analyses ont pu être réalisées sur fond de tube par le laboratoire de virologie des HUS. Cette analyse rétrospective a permis de révéler 4 (19%) cas probables et une infection confirmée par le DENV. Le 3ème volet de cette étude était un questionnaire d’évaluation des connaissances, attitudes et pratiques des professionnels de santé. Les connaissances globales étaient satisfaisantes avec un taux de réponse correctes entre 80 % et 92 % selon les questions. Les pratiques étaient cependant plus hétérogène avec seulement 76 % des répondants qui citaient la déclaration obligatoire et 16 % qui préconisaient une hospitalisation systématique et un traitement spécifique. Conclusion : Ces résultats montrent un sous-diagnostic des arbovirus en pédiatrie. Lorsque les test diagnostiques sont réalisés, ils sont souvent inadaptés à la date d’apparition des symptômes. Ces résultats soulignent le besoin urgent de promouvoir la recherche sur les arboviroses en pédiatrie afin d’établir des recommandations claires pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients
Discipline : Médecine (pédiatrie)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Pédiatrie
- Infections à arbovirus
- Dengue
- Virus du chikungunya
- Virus Zika
- Diagnostic
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/292625367
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-399365
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-399365
Type de ressource : Ressource documentaire
