Données de vie réelle de la combinaison Pembrolizumab et Lenvatinib dans le cancer de l’endomètre avancé/récidivant en France : une étude rétrospective multicentrique (Larena) : thèse présentée pour le diplôme d'État de docteur en médecine : mention oncologie, option oncologie médicale
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Airoldi, Mathilde
Directeur(s) : Urban, Lauriane
Président du jury : Kurtz, Jean-Emmanuel
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Le paysage thérapeutique du cancer de l’endomètre métastatique (CEm) est en pleine évolution. La combinaison Pembrolizumab-Lenvatinib (P/L) a démontré un bénéfice en survie globale et sans progression dans une étude de phase III (KEYNOTE-775) et constitue depuis une option standard après échec d’une chimiothérapie à base de sels de platine. Toutefois les données d’utilisation en vie réelle restent limitées, en particulier dans une population hétérogène, souvent âgée et comorbide. Méthodologie : L’étude LARENA est une étude de cohorte rétrospective, multicentrique, nationale à laquelle notre centre a participé. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance du P/L en vie réelle sur la base des données des patientes incluses dans l’accès précoce du P/L en France et d’identifier des facteurs prédictifs de réponse. Le critère de jugement principal était la survie sans progression (SSP). Résultats : Au total, 351 patientes ont été incluses dans l’étude LARENA (âge médian = 73 ans). La médiane de SSP était de 6 mois (IC95%, 5,7-8,27), similaire à celle de l’étude pivotale tout comme le taux de réponse objective (41%). Dans notre centre, 20 patientes ont été incluses et notre population était comparable à celle de l’étude. La médiane de SSP dans notre centre était de de 5,62 mois (IC95%, 4,01-10,21) et la médiane de SG plus faible en pratique à 8,28 mois (IC95%, 7,06-16,40). En analyse multivariée dans l’étude LARENA, les facteurs significativement associés à une SSP plus courte étaient le score ECOG-PS supérieur ou égal à 2 (HR=1.76, p=0.008), la présence de 2 sites métastatiques ou plus (HR=2.23, p inférieur à 0.001) et le statut stabilité des microsatellites (MSS) (HR=2.46, p inférieur à 0.001). L’efficacité était comparable dans tous les sous-types histologiques, dont les carcinosarcomes. Le profil de tolérance était également similaire, avec des toxicités de grade inférieur ou égal à 3 observées chez 65% des patientes, et plus d’un tiers d’arrêt du traitement pour toxicité soulignant la toxicité non négligeable. Conclusions : L’étude LARENA confirme l’efficacité du P/L dans le CEm dans une population non sélectionnée, âgée, et malgré des histologies agressives. La toxicité de ce traitement nécessite un suivi pluridisciplinaire rapproché. Bien que restreinte avec l’utilisation précoce de l’immunothérapie en 1ère ligne désormais, le P/L garde une place dans l’arsenal thérapeutique à la vue de ces données. De nouvelles thérapies ciblées dont des anticorps drogue-conjugués (ADC) sont à l’essai, Introduction : The therapeutic landscape of metastatic endometrial cancer (EC) is rapidly evolving. The Pembrolizumab-Lenvatinib (P/L) combination has demonstrated an overall survival and progression-free survival benefit in a phase III study (KEYNOTE-775) and is now a standard option after failure of platinum-based chemotherapy. However, real-world data remain limited, particularly in a heterogeneous population that is often elderly and with comorbidities. Methods : The LARENA study is a retrospective, multicenter, national cohort study in which our center participated. The objective was to assess the real-world efficacy and safety of P/L based on patients included in the early access program for P/L in France, and to identify predictive factors for response. The primary endpoint was progression-free survival (PFS). Results : In total, 351 patients were included in the LARENA study (median age = 73 years). The median PFS was 6 months (95% CI, 5.7-8.27), similar to the pivotal study, as was the objective response rate (41%). In our center, 20 patients were included, and our population was comparable to that of the main study. The median PFS in our center was 5.62 months (95% CI, 4.01-10.21), and the median overall survival was lower at 8.28 months (95% CI, 7.06-16.40). In multivariate analysis in the LARENA study, factors significantly associated with shorter PFS were ECOG-PS upper or equal than 2 (HR=1.76, p=0.008), the presence of two or more metastatic sites (HR=2.23, p lower than 0.001), and microsatellite stable (MSS) status (HR=2.46, p lower than 0.001). Efficacy was comparable across all histological subtypes, including carcinosarcomas. The safety profile was also similar, with grade upper or equal to 3 toxicities observed in 65% of patients, and more than one-third of patients discontinuing treatment due to toxicity, underlining the non-negligible toxicity. Conclusions : The LARENA study confirms the efficacy of P/L in EC in an unselected, older population, and even in aggressive histology types. The toxicity of this treatment requires close multidisciplinary monitoring. Although its use may be reduced with the early introduction of immunotherapy in the first line, P/L remains a part of the therapeutic arsenal in light of these results. New targeted therapies, including antibody-drug conjugates (ADC), are under investigation
Discipline : Médecine (oncologie médicale)
Directeur(s) : Urban, Lauriane
Président du jury : Kurtz, Jean-Emmanuel
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Le paysage thérapeutique du cancer de l’endomètre métastatique (CEm) est en pleine évolution. La combinaison Pembrolizumab-Lenvatinib (P/L) a démontré un bénéfice en survie globale et sans progression dans une étude de phase III (KEYNOTE-775) et constitue depuis une option standard après échec d’une chimiothérapie à base de sels de platine. Toutefois les données d’utilisation en vie réelle restent limitées, en particulier dans une population hétérogène, souvent âgée et comorbide. Méthodologie : L’étude LARENA est une étude de cohorte rétrospective, multicentrique, nationale à laquelle notre centre a participé. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance du P/L en vie réelle sur la base des données des patientes incluses dans l’accès précoce du P/L en France et d’identifier des facteurs prédictifs de réponse. Le critère de jugement principal était la survie sans progression (SSP). Résultats : Au total, 351 patientes ont été incluses dans l’étude LARENA (âge médian = 73 ans). La médiane de SSP était de 6 mois (IC95%, 5,7-8,27), similaire à celle de l’étude pivotale tout comme le taux de réponse objective (41%). Dans notre centre, 20 patientes ont été incluses et notre population était comparable à celle de l’étude. La médiane de SSP dans notre centre était de de 5,62 mois (IC95%, 4,01-10,21) et la médiane de SG plus faible en pratique à 8,28 mois (IC95%, 7,06-16,40). En analyse multivariée dans l’étude LARENA, les facteurs significativement associés à une SSP plus courte étaient le score ECOG-PS supérieur ou égal à 2 (HR=1.76, p=0.008), la présence de 2 sites métastatiques ou plus (HR=2.23, p inférieur à 0.001) et le statut stabilité des microsatellites (MSS) (HR=2.46, p inférieur à 0.001). L’efficacité était comparable dans tous les sous-types histologiques, dont les carcinosarcomes. Le profil de tolérance était également similaire, avec des toxicités de grade inférieur ou égal à 3 observées chez 65% des patientes, et plus d’un tiers d’arrêt du traitement pour toxicité soulignant la toxicité non négligeable. Conclusions : L’étude LARENA confirme l’efficacité du P/L dans le CEm dans une population non sélectionnée, âgée, et malgré des histologies agressives. La toxicité de ce traitement nécessite un suivi pluridisciplinaire rapproché. Bien que restreinte avec l’utilisation précoce de l’immunothérapie en 1ère ligne désormais, le P/L garde une place dans l’arsenal thérapeutique à la vue de ces données. De nouvelles thérapies ciblées dont des anticorps drogue-conjugués (ADC) sont à l’essai, Introduction : The therapeutic landscape of metastatic endometrial cancer (EC) is rapidly evolving. The Pembrolizumab-Lenvatinib (P/L) combination has demonstrated an overall survival and progression-free survival benefit in a phase III study (KEYNOTE-775) and is now a standard option after failure of platinum-based chemotherapy. However, real-world data remain limited, particularly in a heterogeneous population that is often elderly and with comorbidities. Methods : The LARENA study is a retrospective, multicenter, national cohort study in which our center participated. The objective was to assess the real-world efficacy and safety of P/L based on patients included in the early access program for P/L in France, and to identify predictive factors for response. The primary endpoint was progression-free survival (PFS). Results : In total, 351 patients were included in the LARENA study (median age = 73 years). The median PFS was 6 months (95% CI, 5.7-8.27), similar to the pivotal study, as was the objective response rate (41%). In our center, 20 patients were included, and our population was comparable to that of the main study. The median PFS in our center was 5.62 months (95% CI, 4.01-10.21), and the median overall survival was lower at 8.28 months (95% CI, 7.06-16.40). In multivariate analysis in the LARENA study, factors significantly associated with shorter PFS were ECOG-PS upper or equal than 2 (HR=1.76, p=0.008), the presence of two or more metastatic sites (HR=2.23, p lower than 0.001), and microsatellite stable (MSS) status (HR=2.46, p lower than 0.001). Efficacy was comparable across all histological subtypes, including carcinosarcomas. The safety profile was also similar, with grade upper or equal to 3 toxicities observed in 65% of patients, and more than one-third of patients discontinuing treatment due to toxicity, underlining the non-negligible toxicity. Conclusions : The LARENA study confirms the efficacy of P/L in EC in an unselected, older population, and even in aggressive histology types. The toxicity of this treatment requires close multidisciplinary monitoring. Although its use may be reduced with the early introduction of immunotherapy in the first line, P/L remains a part of the therapeutic arsenal in light of these results. New targeted therapies, including antibody-drug conjugates (ADC), are under investigation
Discipline : Médecine (oncologie médicale)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Tumeurs de l'endomètre
- Pembrolizumab
- Immunothérapie
- Thérapie moléculaire ciblée
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/292448287
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-399679
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-399679
Type de ressource : Ressource documentaire
