Évaluation qualitative de l’acceptabilité et de la perception par les femmes du dépistage du cancer du col de l’utérus par auto-prélèvement HPV à domicile en Alsace dans le cadre de l’étude RESISTE : thèse présentée pour le diplôme d'Etat de docteur en médecine : diplôme d'Etat mention médecine générale
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Dieffenthaler, Sarah
Directeur(s) : Desprès, Caroline, Dumas, Claire
Président du jury : Youssef Azer Akladios, Cherif
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Objectif : Évaluer l’expérience et le point de vue des femmes sur l’auto-prélèvement vaginal (APV) dans le cadre de l’étude RESISTE. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une enquête qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 16 femmes ayant participé à l’étude RESISTE et résidant en Alsace. L’étude RESISTE, conduite dans quatre territoires français (Alsace, Bouches-du-Rhône, Réunion, Martinique), a inclus 10 000 femmes âgées de 30 à 65 ans, non à jour de leur dépistage et vivant en zones socio-économiquement défavorisées (IRIS 4 et 5). Cette étude visait à évaluer l’impact de l’APV, associé à différentes méthodes incitatives sur l’adhésion au dépistage de ces femmes. Pour ce faire, des kits d’APV ont été envoyés à domicile, avec retour possible par voie postale ou via un professionnel de santé. Selon le bras d’inclusion, un bon d’achat de 20€ pouvait être offert au retour du prélèvement. Résultats : Les freins au dépistage par FCU sont multiples et souvent intriqués : difficultés d’accès aux soins, contraintes personnelles, rapport au corps. L’APV permet de contourner certains de ces obstacles grâce à une méthode simple, accessible, indolore, gratuite et bien acceptée. Néanmoins, des doutes persistent sur la qualité et la localisation du prélèvement, ainsi que sur les conditions d’hygiène, malgré une bonne compréhension du protocole. En cas de résultat HPV positif à l’APV, certaines femmes rencontrent des difficultés : délais pour obtenir un rendez-vous, inégalités d’accès aux soins, faire valoir la prise en charge à 100% proposée par l’étude. Conclusion : L’étude met en lumière l’intérêt de l’APV pour améliorer la participation au dépistage du CCU, notamment chez les femmes éloignées du système de soins ou en situation de précarité. Elle souligne la nécessité de renforcer l’accompagnement en cas de résultat positif, afin de limiter les perdus de vue. Elle interroge enfin sur l’éthique de proposer un dépistage sans garantie d’un accompagnement adapté. Le médecin généraliste pourrait jouer un rôle clé dans la diffusion de l’APV et l’accompagnement des femmes tout au long de leur parcours de soins, Objective : To assess women’s experiences and perspectives on vaginal self-sampling (VSS) as part of the RESISTE study. Materiel and methods: We conducted a qualitative study using semi-structured interviews with 16 women who participated in the RESISTE study and lived in Alsace. The RESISTE study, conducted in 4 French territories (Alsace, Bouches-du-Rhône, Réunion, Martinique), included 10,000 women aged 30 to 65 years, not up to date with their screening and living in socio-economically disadvantaged areas (IRIS 4 and 5). This study aimed to assess the impact of VSS, combined with various incentive methods, on these women's screening adherence. For that, VSS kits were mailed to their homes, with the option to return them by post or via a healthcare professional. Depending on the study arm, participants could receive a €20 voucher upon returning the sample. Results: Barriers to cervical cancer screening (Pap smear) are multiple and often interrelated: difficulties in accessing healthcare, personal constraints, body perception. VSS helps to overcome some of these barriers through a method that is simple, accessible, painless, free, and well-accepted. However, doubts persist about the quality and location of the sample, as well as hygiene conditions, despite a good understanding of the protocol. In the case of an HPV-positive VSS result, some women encountered difficulties: delays in obtaining an appointment, inequalities in access to care and difficulties in utilizing the full coverage offered by the study. Conclusion : The study highlights the value of VSS to improve participation in cervical cancer screening, particularly among women who are distant from the healthcare system or in precarious situations. It underscores the need to strengthen support in the event of a positive result in order to limit the number of people lost to follow-up. Finally, it raises ethical questions about offering screening without guaranteeing adequate follow-up care. General practitioners could play a key role in promoting VSS and supporting women throughout their care pathway
Discipline : Médecine(médecine générale)
Directeur(s) : Desprès, Caroline, Dumas, Claire
Président du jury : Youssef Azer Akladios, Cherif
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Objectif : Évaluer l’expérience et le point de vue des femmes sur l’auto-prélèvement vaginal (APV) dans le cadre de l’étude RESISTE. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une enquête qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 16 femmes ayant participé à l’étude RESISTE et résidant en Alsace. L’étude RESISTE, conduite dans quatre territoires français (Alsace, Bouches-du-Rhône, Réunion, Martinique), a inclus 10 000 femmes âgées de 30 à 65 ans, non à jour de leur dépistage et vivant en zones socio-économiquement défavorisées (IRIS 4 et 5). Cette étude visait à évaluer l’impact de l’APV, associé à différentes méthodes incitatives sur l’adhésion au dépistage de ces femmes. Pour ce faire, des kits d’APV ont été envoyés à domicile, avec retour possible par voie postale ou via un professionnel de santé. Selon le bras d’inclusion, un bon d’achat de 20€ pouvait être offert au retour du prélèvement. Résultats : Les freins au dépistage par FCU sont multiples et souvent intriqués : difficultés d’accès aux soins, contraintes personnelles, rapport au corps. L’APV permet de contourner certains de ces obstacles grâce à une méthode simple, accessible, indolore, gratuite et bien acceptée. Néanmoins, des doutes persistent sur la qualité et la localisation du prélèvement, ainsi que sur les conditions d’hygiène, malgré une bonne compréhension du protocole. En cas de résultat HPV positif à l’APV, certaines femmes rencontrent des difficultés : délais pour obtenir un rendez-vous, inégalités d’accès aux soins, faire valoir la prise en charge à 100% proposée par l’étude. Conclusion : L’étude met en lumière l’intérêt de l’APV pour améliorer la participation au dépistage du CCU, notamment chez les femmes éloignées du système de soins ou en situation de précarité. Elle souligne la nécessité de renforcer l’accompagnement en cas de résultat positif, afin de limiter les perdus de vue. Elle interroge enfin sur l’éthique de proposer un dépistage sans garantie d’un accompagnement adapté. Le médecin généraliste pourrait jouer un rôle clé dans la diffusion de l’APV et l’accompagnement des femmes tout au long de leur parcours de soins, Objective : To assess women’s experiences and perspectives on vaginal self-sampling (VSS) as part of the RESISTE study. Materiel and methods: We conducted a qualitative study using semi-structured interviews with 16 women who participated in the RESISTE study and lived in Alsace. The RESISTE study, conducted in 4 French territories (Alsace, Bouches-du-Rhône, Réunion, Martinique), included 10,000 women aged 30 to 65 years, not up to date with their screening and living in socio-economically disadvantaged areas (IRIS 4 and 5). This study aimed to assess the impact of VSS, combined with various incentive methods, on these women's screening adherence. For that, VSS kits were mailed to their homes, with the option to return them by post or via a healthcare professional. Depending on the study arm, participants could receive a €20 voucher upon returning the sample. Results: Barriers to cervical cancer screening (Pap smear) are multiple and often interrelated: difficulties in accessing healthcare, personal constraints, body perception. VSS helps to overcome some of these barriers through a method that is simple, accessible, painless, free, and well-accepted. However, doubts persist about the quality and location of the sample, as well as hygiene conditions, despite a good understanding of the protocol. In the case of an HPV-positive VSS result, some women encountered difficulties: delays in obtaining an appointment, inequalities in access to care and difficulties in utilizing the full coverage offered by the study. Conclusion : The study highlights the value of VSS to improve participation in cervical cancer screening, particularly among women who are distant from the healthcare system or in precarious situations. It underscores the need to strengthen support in the event of a positive result in order to limit the number of people lost to follow-up. Finally, it raises ethical questions about offering screening without guaranteeing adequate follow-up care. General practitioners could play a key role in promoting VSS and supporting women throughout their care pathway
Discipline : Médecine(médecine générale)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Tumeurs du col de l'utérus
- Pauvreté
- Auto-prélèvement vaginal
- Acceptation des soins par les patients
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Source(s) :
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/292604831
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-400681
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-400681
Type de ressource : Ressource documentaire
