Pratiques et représentations concernant la vaccination anti-méningococcique B depuis la modification des recommandations vaccinales de 2022 : étude qualitative auprès des médecins généralistes et pédiatres libéraux alsaciens : thèse présentée pour le diplôme d'État de docteur en médecine : diplôme d'État mention DES de médecine générale
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Stahl, Marie
Directeur(s) : Schmitt, Yannick
Président du jury : Hansmann, Yves
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Après une accalmie pendant l’épidémie de covid-19, l’incidence des infections à méningocoque repart à la hausse à partir de 2022. Le méningocoque B reste le sérogroupe majoritaire en France. La vaccination anti-méningococcique B par Bexsero® entre au calendrier vaccinal en 2022 sous forme de recommandation vaccinale pour les enfants de moins de 2 ans. L’objectif de notre étude était d’étudier les pratiques et représentations des médecins généralistes et pédiatres libéraux alsaciens concernant la vaccination anti-méningococcique B à suite la de la modification des recommandations de 2022. Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative exploratoire par entretiens individuels semi- auprès de médecins généralistes et pédiatres exerçant en ambulatoire en Alsace. Les participants ont été recrutés par mail ou téléphone puis par effet boule de neige. 10 entretiens ont été réalisé auprès de 7 médecins généralistes et 3 pédiatres. Une analyse thématique inductive a été réalisée après retranscription des entretiens. Résultats : Les médecins interrogés ont une vision globalement positive de la vaccination en général et du Bexsero®. La relation médecin/patient est centrale dans la décision vaccinale. Le contexte épidémique à Strasbourg en 2022 a eu un impact notoire parmi les médecins interrogés. Les arguments en faveur de la vaccination par Bexsero® sont son remboursement, sa recommandation et son entrée au calendrier vaccinal, sa balance bénéfice/risque perçue comme favorable, l’épidémiologie du méningocoque B et l’exemple anglais. A l’inverse, des freins sont rapportés, liés à la vaccination de manière générale ou plus spécifiquement à la vaccination méningocoque B, comme la désinformation, la défiance française, le schéma vaccinal recommandé ou des effets indésirables à l’injection. Discussion : Les premiers résultats nationaux d’efficacité à la suite des recommandations de 2022 sont encourageants et seront probablement renforcés par l’obligation vaccinale, largement évoquée dans notre étude et instaurée par la HAS depuis janvier 2025. Celle-ci devrait permettre d’améliorer la couverture vaccinale des populations à risque et aux professionnels de santé de mieux appréhender ce vaccin. Il serait pertinent de suivre l’évolution de la couverture vaccinale à l’échelle nationale à la lumière de ces nouvelles mesures. La communication en santé apparaît dans ce contexte comme un enjeu central pour l’avenir, notamment dans la lutte contre les fausses informations en santé, de plus en plus répandues à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, Introduction: Following a period of decline during the COVID-19 pandemic, the incidence of meningococcal infections has been rising again since 2022. In France, serogroup B remains the predominant strain. That same year, the meningococcal B vaccine Bexsero® was introduced into the French immunization schedule as a recommended vaccine for children under two years old. This study aimed to explore the practices and perceptions of general practitioners and private pediatricians in Alsace regarding meningococcal B vaccination following the 2022 changes in vaccination guidelines. Methods : A qualitative exploratory study was conducted using semi-structured individual interviews with general practitioners and pediatricians practicing in primary care in the Alsace region. Participants were recruited via email and telephone, followed by snowball sampling. A total of 10 interviews were conducted (7 general practitioners and 3 pediatricians). An inductive thematic analysis was performed on the transcribed data. Resultats : Physicians expressed overall positive attitudes toward vaccination in general and toward Bexsero® specifically. The physician–patient relationship emerged as central to the vaccination decision-making process. The 2022 meningococcal outbreak in Strasbourg had a significant influence on participants’ views. Supporting factors for vaccination included reimbursement, official recommendation and inclusion in the national immunization schedule, a favorable perceived benefit–risk ratio, epidemiological data on serogroup B, and the positive precedent set by the United Kingdom. Conversely, barriers included general vaccine hesitancy, misinformation, widespread distrust (particularly within the French population), the complexity of the vaccination schedule, and concerns about adverse effects.Discussion: Initial national data on the effectiveness of the vaccine following the 2022 recommendations are encouraging and are likely to be strengthened by the implementation of mandatory vaccination, introduced by the French National Authority for Health (HAS) in January 2025. This measure is expected to improve vaccine coverage among at-risk populations and support healthcare professionals in their vaccination practices. Monitoring changes in national vaccine coverage in light of this policy will be important. In this context, effective health communication will be essential, particularly to counter the growing spread of health misinformation in the era of social media and artificial intelligence
Discipline : Médecine (médecine générale)
Directeur(s) : Schmitt, Yannick
Président du jury : Hansmann, Yves
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2025
Résumé(s) : Introduction : Après une accalmie pendant l’épidémie de covid-19, l’incidence des infections à méningocoque repart à la hausse à partir de 2022. Le méningocoque B reste le sérogroupe majoritaire en France. La vaccination anti-méningococcique B par Bexsero® entre au calendrier vaccinal en 2022 sous forme de recommandation vaccinale pour les enfants de moins de 2 ans. L’objectif de notre étude était d’étudier les pratiques et représentations des médecins généralistes et pédiatres libéraux alsaciens concernant la vaccination anti-méningococcique B à suite la de la modification des recommandations de 2022. Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative exploratoire par entretiens individuels semi- auprès de médecins généralistes et pédiatres exerçant en ambulatoire en Alsace. Les participants ont été recrutés par mail ou téléphone puis par effet boule de neige. 10 entretiens ont été réalisé auprès de 7 médecins généralistes et 3 pédiatres. Une analyse thématique inductive a été réalisée après retranscription des entretiens. Résultats : Les médecins interrogés ont une vision globalement positive de la vaccination en général et du Bexsero®. La relation médecin/patient est centrale dans la décision vaccinale. Le contexte épidémique à Strasbourg en 2022 a eu un impact notoire parmi les médecins interrogés. Les arguments en faveur de la vaccination par Bexsero® sont son remboursement, sa recommandation et son entrée au calendrier vaccinal, sa balance bénéfice/risque perçue comme favorable, l’épidémiologie du méningocoque B et l’exemple anglais. A l’inverse, des freins sont rapportés, liés à la vaccination de manière générale ou plus spécifiquement à la vaccination méningocoque B, comme la désinformation, la défiance française, le schéma vaccinal recommandé ou des effets indésirables à l’injection. Discussion : Les premiers résultats nationaux d’efficacité à la suite des recommandations de 2022 sont encourageants et seront probablement renforcés par l’obligation vaccinale, largement évoquée dans notre étude et instaurée par la HAS depuis janvier 2025. Celle-ci devrait permettre d’améliorer la couverture vaccinale des populations à risque et aux professionnels de santé de mieux appréhender ce vaccin. Il serait pertinent de suivre l’évolution de la couverture vaccinale à l’échelle nationale à la lumière de ces nouvelles mesures. La communication en santé apparaît dans ce contexte comme un enjeu central pour l’avenir, notamment dans la lutte contre les fausses informations en santé, de plus en plus répandues à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, Introduction: Following a period of decline during the COVID-19 pandemic, the incidence of meningococcal infections has been rising again since 2022. In France, serogroup B remains the predominant strain. That same year, the meningococcal B vaccine Bexsero® was introduced into the French immunization schedule as a recommended vaccine for children under two years old. This study aimed to explore the practices and perceptions of general practitioners and private pediatricians in Alsace regarding meningococcal B vaccination following the 2022 changes in vaccination guidelines. Methods : A qualitative exploratory study was conducted using semi-structured individual interviews with general practitioners and pediatricians practicing in primary care in the Alsace region. Participants were recruited via email and telephone, followed by snowball sampling. A total of 10 interviews were conducted (7 general practitioners and 3 pediatricians). An inductive thematic analysis was performed on the transcribed data. Resultats : Physicians expressed overall positive attitudes toward vaccination in general and toward Bexsero® specifically. The physician–patient relationship emerged as central to the vaccination decision-making process. The 2022 meningococcal outbreak in Strasbourg had a significant influence on participants’ views. Supporting factors for vaccination included reimbursement, official recommendation and inclusion in the national immunization schedule, a favorable perceived benefit–risk ratio, epidemiological data on serogroup B, and the positive precedent set by the United Kingdom. Conversely, barriers included general vaccine hesitancy, misinformation, widespread distrust (particularly within the French population), the complexity of the vaccination schedule, and concerns about adverse effects.Discussion: Initial national data on the effectiveness of the vaccine following the 2022 recommendations are encouraging and are likely to be strengthened by the implementation of mandatory vaccination, introduced by the French National Authority for Health (HAS) in January 2025. This measure is expected to improve vaccine coverage among at-risk populations and support healthcare professionals in their vaccination practices. Monitoring changes in national vaccine coverage in light of this policy will be important. In this context, effective health communication will be essential, particularly to counter the growing spread of health misinformation in the era of social media and artificial intelligence
Discipline : Médecine (médecine générale)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Vaccination
- Neisseria meningitidis sérogroupe B
- Médecins généralistes
- Pédiatres
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/292916701
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-401821
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-401821
Type de ressource : Ressource documentaire
