Le suivi des patients atteints d’une maladie oncologique par le médecin généraliste : étude qualitative dans le Haut Rhin : thèse présentée pour le diplôme d'Etat de docteur en médecine : diplôme d'Etat mention médecine générale
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Laporte, Valentine
Directeur(s) : Balland, Marie Hélène
Président du jury : Petit, Thierry
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2026
Résumé(s) : Introduction : la stratégie publique de lutte contre le cancer place le médecin généraliste au centre du parcours de soins : du diagnostic initial à la prise en charge après traitement, en passant par le soutien psychologique, la coordination des soins, la surveillance des effets secondaires des traitements, la gestion des comorbidités et la prévention des récidives. Malgré ces recommandations, d’impliquer le médecin généraliste dans la prise en charge du patient atteint de cancer, son rôle reste aujourd’hui encore mal défini et les médecins généralistes se sentent exclus du suivi de part les spécialistes et les patients. Méthode : étude qualitative réalisée à partir d'entretiens semi dirigés, individuels, auprès de médecins généralistes installés dans le Haut-Rhin, entre février et mai 2025. Résultats : Cette étude met en évidence un rôle central mais insuffisamment reconnu du médecin généraliste dans le parcours oncologique, notamment en matière de coordination, de suivi global et d’accompagnement, avec un sentiment fréquent d’exclusion au profit d’une organisation hospitalo-centrée. Elle souligne des freins majeurs à la qualité du suivi : manque de formation en oncologie et en santé mentale, difficultés d’accès aux soins psychologiques, hétérogénéité des pratiques et insuffisances persistantes de la coordination ville-hôpital. Malgré cela, les médecins généralistes expriment une forte implication en soins palliatifs et une volonté marquée de formation. Discussion : Cette étude confirme les constats déjà établis dans la littérature tout en mettant en lumière certains paradoxes persistants, notamment en soins palliatifs et dans la perception du rôle du médecin généraliste. Elle souligne la permanence des difficultés de formation et de coordination mais aussi le potentiel sous-exploité du médecin généraliste dans le parcours oncologique. Conclusion : Devant cette ambivalence entre pratique et théorie, le renforcement de la formation, la clarification des missions de coordination et l'amélioration des échanges entre la ville et l'hôpital apparaissent comme des leviers essentiels pour optimiser le parcours oncologique, valoriser pleinement la place du médecin généraliste et ainsi améliorer la prise en charge du patient, RIntroduction : public policy on cancer control places the general practitioner at the center of the care pathway: from the initial diagnosis to post-treatment management, including psychological support, care coordination, monitoring of treatment side effects, management of comorbidities, and prevention of recurrence. Despite these recommendations to involve general practitioners in the care of patients with cancer, their role remains poorly defined, and general practitioners still feel excluded from follow-up by specialists and patients. Method: A qualitative study based on semi-structured, individual interviews conducted with general practitioners practicing in the Haut-Rhin region between February and May 2025. Results: This study highlights a central yet insufficiently recognized role of the general practitioner in the oncology care pathway, particularly in terms of coordination, comprehensive follow-up, and patient support, alongside a frequent feeling of exclusion in favor of a hospital-centered organization. It identifies major barriers to high-quality follow-up care: lack of training in oncology and mental health, difficulties in accessing psychological care, heterogeneity of practices, and persistent shortcomings in coordination between primary care and hospitals. Despite this, general practitioners report strong involvement in palliative care and a clear willingness to pursue further training. Discussion: This study confirms findings already established in the literature while shedding light on certain persistent paradoxes, particularly in palliative care and in perceptions of the general practitioner’s role. It underscores ongoing challenges in training and coordination, but also the underutilized potential of general practitioners within the oncology care pathway. Conclusion: In light of this gap between theory and practice, strengthening training, clarifying coordination responsibilities, and improving communication between primary and hospital care appear to be essential levers to optimize the oncology care pathway, fully recognize the role of the general practitioner, and ultimately improve patient care
Discipline : Médecine (médecine générale)
Directeur(s) : Balland, Marie Hélène
Président du jury : Petit, Thierry
Composante : Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2026
Résumé(s) : Introduction : la stratégie publique de lutte contre le cancer place le médecin généraliste au centre du parcours de soins : du diagnostic initial à la prise en charge après traitement, en passant par le soutien psychologique, la coordination des soins, la surveillance des effets secondaires des traitements, la gestion des comorbidités et la prévention des récidives. Malgré ces recommandations, d’impliquer le médecin généraliste dans la prise en charge du patient atteint de cancer, son rôle reste aujourd’hui encore mal défini et les médecins généralistes se sentent exclus du suivi de part les spécialistes et les patients. Méthode : étude qualitative réalisée à partir d'entretiens semi dirigés, individuels, auprès de médecins généralistes installés dans le Haut-Rhin, entre février et mai 2025. Résultats : Cette étude met en évidence un rôle central mais insuffisamment reconnu du médecin généraliste dans le parcours oncologique, notamment en matière de coordination, de suivi global et d’accompagnement, avec un sentiment fréquent d’exclusion au profit d’une organisation hospitalo-centrée. Elle souligne des freins majeurs à la qualité du suivi : manque de formation en oncologie et en santé mentale, difficultés d’accès aux soins psychologiques, hétérogénéité des pratiques et insuffisances persistantes de la coordination ville-hôpital. Malgré cela, les médecins généralistes expriment une forte implication en soins palliatifs et une volonté marquée de formation. Discussion : Cette étude confirme les constats déjà établis dans la littérature tout en mettant en lumière certains paradoxes persistants, notamment en soins palliatifs et dans la perception du rôle du médecin généraliste. Elle souligne la permanence des difficultés de formation et de coordination mais aussi le potentiel sous-exploité du médecin généraliste dans le parcours oncologique. Conclusion : Devant cette ambivalence entre pratique et théorie, le renforcement de la formation, la clarification des missions de coordination et l'amélioration des échanges entre la ville et l'hôpital apparaissent comme des leviers essentiels pour optimiser le parcours oncologique, valoriser pleinement la place du médecin généraliste et ainsi améliorer la prise en charge du patient, RIntroduction : public policy on cancer control places the general practitioner at the center of the care pathway: from the initial diagnosis to post-treatment management, including psychological support, care coordination, monitoring of treatment side effects, management of comorbidities, and prevention of recurrence. Despite these recommendations to involve general practitioners in the care of patients with cancer, their role remains poorly defined, and general practitioners still feel excluded from follow-up by specialists and patients. Method: A qualitative study based on semi-structured, individual interviews conducted with general practitioners practicing in the Haut-Rhin region between February and May 2025. Results: This study highlights a central yet insufficiently recognized role of the general practitioner in the oncology care pathway, particularly in terms of coordination, comprehensive follow-up, and patient support, alongside a frequent feeling of exclusion in favor of a hospital-centered organization. It identifies major barriers to high-quality follow-up care: lack of training in oncology and mental health, difficulties in accessing psychological care, heterogeneity of practices, and persistent shortcomings in coordination between primary care and hospitals. Despite this, general practitioners report strong involvement in palliative care and a clear willingness to pursue further training. Discussion: This study confirms findings already established in the literature while shedding light on certain persistent paradoxes, particularly in palliative care and in perceptions of the general practitioner’s role. It underscores ongoing challenges in training and coordination, but also the underutilized potential of general practitioners within the oncology care pathway. Conclusion: In light of this gap between theory and practice, strengthening training, clarifying coordination responsibilities, and improving communication between primary and hospital care appear to be essential levers to optimize the oncology care pathway, fully recognize the role of the general practitioner, and ultimately improve patient care
Discipline : Médecine (médecine générale)
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Médecins généralistes
- Tumeurs
- Suivi médical
- 610
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/297282174
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-407489
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-407489
Type de ressource : Ressource documentaire
