La leptospirose : actualités sur une zoonose en émergence
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Basso, Aurélien
Directeur(s) : Boulanger , Nathalie
Autre(s) membre(s) du jury : Geoffroy, Valérie, Maurer, Isabelle
Composante : Faculté de pharmacie
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2026
Résumé(s) : La leptospirose est une zoonose bactérienne en émergence. Causée par des spirochètes du genre Leptospira, la leptospirose est responsable de plus d’un million de cas graves chaque année dans le monde. Initialement considérée comme une maladie professionnelle, elle est aujourd’hui reconnue mondialement et classée parmi les maladies tropicales négligées par l’OMS. La première description de la leptospirose fut établie par Adolf WEIL au XIXe siècle. Le nom de « maladie de Weil » lui sera donnée et ce n’est que plus tard qu’elle sera intégrée dans un cadre plus large de zoonose bactérienne. Les bactéries du genre Leptospira. présentent une morphologie caractéristique, une diversité génomique et antigénique et une classification complexe. La physiopathologie de l’infection humaine peut aller d’un syndrome pseudo-grippal simple à une atteinte multiviscérale potentiellement mortelle. La culture de leptospira ainsi que son observation est compliquée et nécessite des milieux et techniques spécifiques. L’utilisation de méthodes sérologiques comme le test d’agglutination microscopique, test de référence, ou encore le test ELISA, permet la mise en évidence d’anticorps dans le sérum du patient environ 7 jours après l’infection. Durant les 7 premiers jours de l’infection, ce sont les méthodes moléculaires telles que la PCR qui sont utilisées, constituant la référence du diagnostic direct précoce.Les différents réservoirs animaux de la leptospirose, et plus particulièrement celui des rongeurs, assurent un portage rénal chronique asymptomatique et donc une contamination permanente des eaux et des sols. La contamination se faisant principalement par le contact des eaux et sols souillés, certains facteurs environnementaux comme des inondations ou catastrophes environnementales (ouragan Chido) peuvent mener à des pics épidémiologiques locaux, comme dans certains territoires français ultramarins qui sont particulièrement impactés. Pour lutter contre la leptospirose, l’utilisation de protections individuelles (gants, lunettes bottes…) est recommandée pour les professionnels exposés. Des mesures collectives sont aussi prises, comme des campagnes de vaccination dans certaines zones lors de pics endémiques. Enfin, la leptospirose s’inscrit dans le concept « One Health » qui associe étroitement santé humaine, santé animale et santé environnementale.
Discipline : Pharmacie
Directeur(s) : Boulanger , Nathalie
Autre(s) membre(s) du jury : Geoffroy, Valérie, Maurer, Isabelle
Composante : Faculté de pharmacie
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 30-06-2026
Résumé(s) : La leptospirose est une zoonose bactérienne en émergence. Causée par des spirochètes du genre Leptospira, la leptospirose est responsable de plus d’un million de cas graves chaque année dans le monde. Initialement considérée comme une maladie professionnelle, elle est aujourd’hui reconnue mondialement et classée parmi les maladies tropicales négligées par l’OMS. La première description de la leptospirose fut établie par Adolf WEIL au XIXe siècle. Le nom de « maladie de Weil » lui sera donnée et ce n’est que plus tard qu’elle sera intégrée dans un cadre plus large de zoonose bactérienne. Les bactéries du genre Leptospira. présentent une morphologie caractéristique, une diversité génomique et antigénique et une classification complexe. La physiopathologie de l’infection humaine peut aller d’un syndrome pseudo-grippal simple à une atteinte multiviscérale potentiellement mortelle. La culture de leptospira ainsi que son observation est compliquée et nécessite des milieux et techniques spécifiques. L’utilisation de méthodes sérologiques comme le test d’agglutination microscopique, test de référence, ou encore le test ELISA, permet la mise en évidence d’anticorps dans le sérum du patient environ 7 jours après l’infection. Durant les 7 premiers jours de l’infection, ce sont les méthodes moléculaires telles que la PCR qui sont utilisées, constituant la référence du diagnostic direct précoce.Les différents réservoirs animaux de la leptospirose, et plus particulièrement celui des rongeurs, assurent un portage rénal chronique asymptomatique et donc une contamination permanente des eaux et des sols. La contamination se faisant principalement par le contact des eaux et sols souillés, certains facteurs environnementaux comme des inondations ou catastrophes environnementales (ouragan Chido) peuvent mener à des pics épidémiologiques locaux, comme dans certains territoires français ultramarins qui sont particulièrement impactés. Pour lutter contre la leptospirose, l’utilisation de protections individuelles (gants, lunettes bottes…) est recommandée pour les professionnels exposés. Des mesures collectives sont aussi prises, comme des campagnes de vaccination dans certaines zones lors de pics endémiques. Enfin, la leptospirose s’inscrit dans le concept « One Health » qui associe étroitement santé humaine, santé animale et santé environnementale.
Discipline : Pharmacie
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Leptospires
- Zoonoses
- Rongeurs
- 615
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/297980041
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-408545
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-408545
Type de ressource : Ressource documentaire
