Résultats des différentes thérapeutiques de l'ostéomyélite chronique secondaire des mâchoires double point une revue systématique : thèse présentée pour le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire le 08 janvier 2026
Langue Français
Langue Français
Auteur(s) : Mitrovic, Nikola
Directeur(s) : Bahi-Gross, Sophie, Bochet, Quentin
Composante : Faculté de chirurgie dentaire
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 08-01-2026
Résumé(s) : Introduction : L’ostéomyélite chronique secondaire des mâchoires (OCSM) est une infection rare mais grave de l’os maxillo-mandibulaire, le plus souvent liée à une origine dentaire. Elle entraîne une morbidité importante, principalement dans les pays en voie de développement. Sa prise en charge reste délicate et les recommandations demeurent hétérogènes. Cette thèse avait pour objectif de dresser un bilan des connaissances actuelles et d’évaluer les différentes options thérapeutiques au travers d’une revue systématique de la littérature et d’un cas clinique. Matériels et méthodes : La revue a été menée selon la méthode PRISMA. La recherche, réalisée dans Pubmed, Cochrane Library et Google Scholar, a permis d’identifier 446 articles. La sélection d’articles s’est déroulée en 4 étapes par 2 lecteurs. Les critères d’inclusion imposaient un effectif d’au moins 5 patients, un suivi d’au moins 6 mois et une confirmation histologique ou microbiologique du diagnostic. Le risque de biais a été évalué de manière individuelle pour chaque étude. Résultats : Après sélection, 12 études publiées entre 1992 et 2022, totalisant 377 patients, ont été incluses. Les niveaux de preuves, classés selon la NHMRC, allaient de III à IV, reflétant une littérature principalement rétrospective. La mandibule était atteinte dans plus de 70% des cas, l’origine odontogène représentant la cause principale. Les signes cliniques les plus fréquents étaient la douleur, l’œdème et la séquestration osseuse. Les fractures pathologiques concernaient environ 9% des malades. Le traitement associait systématiquement chirurgie et antibiothérapie prolongée : curetage, séquestrectomie, décortication ou résection. La durée moyenne d’antibiothérapie variait de 4 semaines à plus de 7 mois, avec quasi-systématiquement un relais per os après 2 à 6 semaines d’intraveineux. Les résultats de l’analyse plaidaient en faveur d’une approche chirurgicale agressive. Des thérapies adjuvantes, telle que l’oxygénothérapie hyperbare, ont été proposées dans les formes réfractaires, mais sans que leur impact soit significatif. Les échecs étaient plus fréquents en présence d’implants dentaires, en cas de comorbidités ou de chirurgie trop conservatrice. Conclusion : Cette revue confirme que la guérison de l’OCSM repose sur une exérèse chirurgicale complète associée à une antibiothérapie ciblée et prolongée. Lorsque ce protocole est respecté, la probabilité de succès dépasse 80% en moyenne. Le cas clinique rapporté illustre concrètement ces conclusions : il confirme l’importance d’un diagnostic précoce, d’un geste chirurgical complet et d’un suivi rigoureux. La revue présentait certaines limites, mais a contribué à la compréhension de la gestion de cette pathologie, et a permis de préciser les recommandations de sa prise en charge, en apportant des repères clairs pour la pratique clinique, Introduction : Chronic secondary osteomyelitis of the jaws (CSOJ) is a rare but severe infection of the maxillomandibular bone, most commonly of odontogenic origin. It is associated with significant morbidity, particularly in developing countries. Its management remains challenging, and therapeutic recommendations are still heterogeneous. The aim of this thesis was to review current knowledge and to assess the different therapeutic strategies through a systematic review of the literature combined with the presentation of a clinical case. Materials and methods : The systematic review was conducted in accordance with PRISMA guidelines. A literature search performed in PubMed, the Cochrane Library, and Google Scholar identified 446 articles. Study selection was carried out in four stages by two independent reviewers. Inclusion criteria required a minimum of five patients, a follow-up period of at least six months, and histological and/or microbiological confirmation of the diagnosis. The risk of bias was assessed individually for each study. Results : A total of 12 studies published between 1992 and 2022, including 377 patients, were included. Levels of evidence, classified according to the NHMRC system, ranged from III to IV, reflecting a predominantly retrospective literature. The mandible was involved in more than 70% of cases, with odontogenic etiology being the leading cause. The most frequently reported clinical signs were pain, swelling, and bone sequestration. Pathological fractures were observed in approximately 9% of patients. Management systematically combined surgical treatment with prolonged antibiotic therapy, including curettage, sequestrectomy, decortication, or bone resection. The mean duration of antibiotic therapy ranged from four weeks to more than seven months, with an almost systematic switch to oral administration after two to six weeks of intravenous treatment. The results supported an aggressive surgical approach. Adjuvant therapies, such as hyperbaric oxygen therapy, were proposed in refractory cases, without clear evidence of a significant benefit. Treatment failures were more frequent in the presence of dental implants, associated comorbidities, or insufficiently radical surgery. Conclusion : This review confirms that successful management of CSOJ relies on complete surgical excision combined with targeted and prolonged antibiotic therapy. When this protocol is properly applied, the average success rate exceeds 80%. The reported clinical case illustrates these findings and emphasizes the importance of early diagnosis, adequate surgical management, and rigorous follow-up. Despite certain methodological limitations, this review contributes to a better understanding of CSOJ management and helps define practical guidelines for clinical practice
Discipline : Chirurgie dentaire
Directeur(s) : Bahi-Gross, Sophie, Bochet, Quentin
Composante : Faculté de chirurgie dentaire
Établissement : Université de Strasbourg
Date de création : 08-01-2026
Résumé(s) : Introduction : L’ostéomyélite chronique secondaire des mâchoires (OCSM) est une infection rare mais grave de l’os maxillo-mandibulaire, le plus souvent liée à une origine dentaire. Elle entraîne une morbidité importante, principalement dans les pays en voie de développement. Sa prise en charge reste délicate et les recommandations demeurent hétérogènes. Cette thèse avait pour objectif de dresser un bilan des connaissances actuelles et d’évaluer les différentes options thérapeutiques au travers d’une revue systématique de la littérature et d’un cas clinique. Matériels et méthodes : La revue a été menée selon la méthode PRISMA. La recherche, réalisée dans Pubmed, Cochrane Library et Google Scholar, a permis d’identifier 446 articles. La sélection d’articles s’est déroulée en 4 étapes par 2 lecteurs. Les critères d’inclusion imposaient un effectif d’au moins 5 patients, un suivi d’au moins 6 mois et une confirmation histologique ou microbiologique du diagnostic. Le risque de biais a été évalué de manière individuelle pour chaque étude. Résultats : Après sélection, 12 études publiées entre 1992 et 2022, totalisant 377 patients, ont été incluses. Les niveaux de preuves, classés selon la NHMRC, allaient de III à IV, reflétant une littérature principalement rétrospective. La mandibule était atteinte dans plus de 70% des cas, l’origine odontogène représentant la cause principale. Les signes cliniques les plus fréquents étaient la douleur, l’œdème et la séquestration osseuse. Les fractures pathologiques concernaient environ 9% des malades. Le traitement associait systématiquement chirurgie et antibiothérapie prolongée : curetage, séquestrectomie, décortication ou résection. La durée moyenne d’antibiothérapie variait de 4 semaines à plus de 7 mois, avec quasi-systématiquement un relais per os après 2 à 6 semaines d’intraveineux. Les résultats de l’analyse plaidaient en faveur d’une approche chirurgicale agressive. Des thérapies adjuvantes, telle que l’oxygénothérapie hyperbare, ont été proposées dans les formes réfractaires, mais sans que leur impact soit significatif. Les échecs étaient plus fréquents en présence d’implants dentaires, en cas de comorbidités ou de chirurgie trop conservatrice. Conclusion : Cette revue confirme que la guérison de l’OCSM repose sur une exérèse chirurgicale complète associée à une antibiothérapie ciblée et prolongée. Lorsque ce protocole est respecté, la probabilité de succès dépasse 80% en moyenne. Le cas clinique rapporté illustre concrètement ces conclusions : il confirme l’importance d’un diagnostic précoce, d’un geste chirurgical complet et d’un suivi rigoureux. La revue présentait certaines limites, mais a contribué à la compréhension de la gestion de cette pathologie, et a permis de préciser les recommandations de sa prise en charge, en apportant des repères clairs pour la pratique clinique, Introduction : Chronic secondary osteomyelitis of the jaws (CSOJ) is a rare but severe infection of the maxillomandibular bone, most commonly of odontogenic origin. It is associated with significant morbidity, particularly in developing countries. Its management remains challenging, and therapeutic recommendations are still heterogeneous. The aim of this thesis was to review current knowledge and to assess the different therapeutic strategies through a systematic review of the literature combined with the presentation of a clinical case. Materials and methods : The systematic review was conducted in accordance with PRISMA guidelines. A literature search performed in PubMed, the Cochrane Library, and Google Scholar identified 446 articles. Study selection was carried out in four stages by two independent reviewers. Inclusion criteria required a minimum of five patients, a follow-up period of at least six months, and histological and/or microbiological confirmation of the diagnosis. The risk of bias was assessed individually for each study. Results : A total of 12 studies published between 1992 and 2022, including 377 patients, were included. Levels of evidence, classified according to the NHMRC system, ranged from III to IV, reflecting a predominantly retrospective literature. The mandible was involved in more than 70% of cases, with odontogenic etiology being the leading cause. The most frequently reported clinical signs were pain, swelling, and bone sequestration. Pathological fractures were observed in approximately 9% of patients. Management systematically combined surgical treatment with prolonged antibiotic therapy, including curettage, sequestrectomy, decortication, or bone resection. The mean duration of antibiotic therapy ranged from four weeks to more than seven months, with an almost systematic switch to oral administration after two to six weeks of intravenous treatment. The results supported an aggressive surgical approach. Adjuvant therapies, such as hyperbaric oxygen therapy, were proposed in refractory cases, without clear evidence of a significant benefit. Treatment failures were more frequent in the presence of dental implants, associated comorbidities, or insufficiently radical surgery. Conclusion : This review confirms that successful management of CSOJ relies on complete surgical excision combined with targeted and prolonged antibiotic therapy. When this protocol is properly applied, the average success rate exceeds 80%. The reported clinical case illustrates these findings and emphasizes the importance of early diagnosis, adequate surgical management, and rigorous follow-up. Despite certain methodological limitations, this review contributes to a better understanding of CSOJ management and helps define practical guidelines for clinical practice
Discipline : Chirurgie dentaire
Mots-clés libres :
Couverture : FR
- Ostéomyélite
- Sepsie
- Mandibule
- Antibactériens
- 617.6
Type : Thèse d'exercice, These d'exercice Unistra
Format : PDF
Source(s) :
Format : PDF
Source(s) :
- http://www.sudoc.fr/293004498
Entrepôt d'origine :
Identifiant : ecrin-ori-402549
Type de ressource : Ressource documentaire
Identifiant : ecrin-ori-402549
Type de ressource : Ressource documentaire
